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	<title>Église catholique &#8211; Carnet de notes cliosophiques</title>
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		<title>La Monarchie de Dante (1): Pourquoi l&#8217;Empire?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Bernard Ducharme]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 28 Dec 2015 05:06:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Moyen Âge]]></category>
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					<description><![CDATA[C&#8217;est à partir de l&#8217;étude de Charles Quint que j&#8217;ai commencé à m&#8217;intéresser à Dante. J&#8217;avais déjà lu L&#8217;Enfer et commencé la lecture du Purgatoire, vers 2004-2005, mais c&#8217;était une pure lecture de culture personnelle. Le genre de livre qu&#8217;on lit pour pouvoir dire qu&#8217;on l&#8217;a lu. Mais en m&#8217;intéressant à Charles Quint, c&#8217;est un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est à partir de l&rsquo;étude de Charles Quint que j&rsquo;ai commencé à m&rsquo;intéresser à Dante. J&rsquo;avais déjà lu <i>L&rsquo;Enfer</i> et commencé la lecture du <i>Purgatoire</i>, vers 2004-2005, mais c&rsquo;était une pure lecture de culture personnelle. Le genre de livre qu&rsquo;on lit pour pouvoir dire qu&rsquo;on l&rsquo;a lu. Mais en m&rsquo;intéressant à Charles Quint, c&rsquo;est un autre livre de l&rsquo;illustre italien qui a attiré mon attention, <i>De Monarchia</i>. Et c&rsquo;est en voulant approfondir mes connaissances sur Gattinara, le chancelier de Charles Quint, que j&rsquo;ai finit par me décider à lire ce traité. En effet, en 1527, c&rsquo;est-à-dire au cœur du conflit opposant Charles Quint au Pape, Gattinara a fait des démarches auprès d&rsquo;Érasme en espérant le convaincre d&rsquo;en produire une nouvelle édition <span class="zp-InText-zp-ID--1779142-C7IRZUQB--wp211 zp-InText-Citation loading" rel="{ 'pages': '49-50', 'items': '{1779142:C7IRZUQB}', 'format': '(%a%, %d%, %p%)', 'brackets': '', 'etal': '', 'separator': '', 'and': '' }"></span>. Quel intérêt revêtait donc cet ouvrage datant du XIVe siècle pour le chancelier et l&rsquo;Empereur?</p>
<p style="text-align: justify;">J&rsquo;ai donc composé un billet pour résumer <em>La Monarchie</em>, le principal texte politique de Dante, le texte, précisément, qui avait attiré l&rsquo;attention de Gattinara. Puis, parce que ce traité est divisé en trois parties et que le résumé complet du texte sera long, j&rsquo;ai divisé le tout en trois billets différents, un pour chaque partie.</p>
<p style="text-align: justify;">Dante Alighieri est né à Florence en mai 1265. L&rsquo;Italie était alors en proie à l&rsquo;opposition de deux grandes factions, les Guelfes et les Gibelins, reflétant les deux grands pouvoirs qui ambitionnaient d&rsquo;établir leur hégémonie sur la chrétienté. Les Guelfes étaient partisans de la supériorité du Pape contre l&rsquo;Empereur, tandis que les Gibelins prenaient le parti de l&rsquo;Empereur contre la Pape. Lorsque Dante s&rsquo;est engagé en politique, les Guelfes avaient triomphé à Florence, mais ce triomphe n&rsquo;avait pas pour autant apporté la paix à la république. En effet, les Guelfes s&rsquo;étaient divisés en deux factions: les Guelfes noirs étaient partisans que Florence s&rsquo;inféode au pape, tandis que les Guelfes blancs, tout en reconnaissant la suprématie théorique du pape, souhaitaient préserver l&rsquo;autonomie politique de la république. C&rsquo;est du côté des blancs que Dante s&rsquo;engagea et ce choix allait faire de lui un ennemi de la papauté jusqu&rsquo;à la fin de ses jours. Alors que Dante accomplissait une mission diplomatique auprès du pape Boniface VIII, les noirs prirent le pouvoir à Florence et entamèrent une répression systématique à l&rsquo;encontre des représentants des blancs. Plutôt que de retourner à Florence pour se plier aux juges devant lesquels il fut condamné, Dante choisit alors le chemin de l&rsquo;exil. Les tentatives des blancs pour reprendre Florence par la force se soldant par de nombreux échecs, Dante abandonne l&rsquo;idée du retour et vie comme poète et lettré en errant de ville en ville, cherchant l&rsquo;hospitalité là où on la lui offre. Le seul espoir de retour sérieux qui se représentera à lui fut l&rsquo;expédition de l&rsquo;Empereur Henri VII de Luxembourg, en 1310.</p>
<p style="text-align: justify;">C&rsquo;est à l&rsquo;occasion de cette expédition que Dante écrivit <i>De Monarchia</i>. La date de l&rsquo;écriture et la diffusion du traité n&rsquo;est pas connue avec précision, mais on la situe généralement entre 1309 et 1313 <a href="#note1">(1)</a>. <i>De Monarchia</i> est donc un traité de propagande, destiné à convaincre ses lecteurs de la légitimité des revendications impériales sur l&rsquo;Italie. Dante, de Guelfe blanc en exil, s&rsquo;était fait Gibelin dans l&rsquo;espoir que l&rsquo;Empereur lui permettrait de vaincre ses ennemis à Florence et de rentrer chez lui.</p>
<p style="text-align: justify;"><i>De Monarchia</i> ne fut d&rsquo;ailleurs pas son seul écrit de propagande. Le Florentin en exil écrivit également plusieurs lettres pour favoriser l&rsquo;entreprise impériale. Vers octobre 1310, alors qu&rsquo;Henri de Luxembourg entrait à Turin, il écrivit une lettre adressée aux princes, nobles, sénateurs et peuples d&rsquo;Italie. Dans celle-ci, il décrivait la situation de l&rsquo;Italie, ravagée par la guerre, comme si misérable qu&rsquo;elle était « objet de pitié même pour les Sarrasins ». Mais l&rsquo;Empereur, tel Moïse, viendrait la sortir de la désolation en apportant la paix et la justice. Tel était le thème dominant de la lettre, qui invitait les cités à se soumettre à « César » et les exilés à pardonner à ceux qui les avait chassés car, si les « oppresseurs » méritaient bien d&rsquo;être chassés, l&rsquo;Empereur serait porté davantage au pardon qu&rsquo;au châtiment. L&rsquo;année suivante, il adressa aux « Florentins scélérats », qui avaient choisi de résister, une lettre remplie d&rsquo;invectives et de menaces où il réaffirmait la légitimité du pouvoir impérial<a href="#note2">(2)</a>. Mais il demeure que c&rsquo;est dans <i>La Monarchie</i> que se trouve affirmée cette légitimité avec la plus grande cohérence.</p>
<p style="text-align: justify;">Le traité est composé de trois livres, chacun portant sur une question qui fondait les prétentions impériales. Pour ce faire, Dante se propose de démontrer trois thèses fondamentales: la première est que la Monarchie est nécessaire au bien du monde; la seconde est que les Romains l&rsquo;ont légitimement acquise; la troisième est qu&rsquo;elle ne peut revenir au Pape.</p>
<p style="text-align: justify;">La première partie cherche donc à démontrer la nécessité de la Monarchie. L&rsquo;ensemble des arguments déployés par Dante pour réaliser cet objectif suit la même stratégie: idéaliser l&rsquo;unité du genre humain et suggérer qu&rsquo;elle doit nécessairement s&rsquo;incarner dans l&rsquo;unité politique. Je passerai sur différents arguments mineurs. L&rsquo;argumentation principale s&rsquo;articule autour de la détermination de la mission du genre humain, <a href="http://cliosophie.republiquelibre.org/2015/02/le-sens-de-la-vie/">que j&rsquo;ai rapportée ici</a>, en fonction de l&rsquo;ordre du monde. Pour Dante, on devine la fonction d&rsquo;une créature selon ce qui la distingue dans l&rsquo;ordre naturel. L&rsquo;être humain étant, de son point de vue, considéré comme la seule créature qui raisonne, il a donc vocation à accroître sa connaissance du monde. Or,</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">c&rsquo;est dans le repos et la tranquillité que procure la paix, que le genre humain peut, de toute évidence, très librement et très facilement s&rsquo;adonner à sa tâche propre [&#8230;] par conséquent, il a semblé que le moyen le plus proche pour parvenir à ce bien auquel sont ordonnés toutes nos actions comme à leur fin dernière, c&rsquo;est-à-dire la paix universelle, peut être tenu pour le fondement des raisonnements suivants. (pp.443-444)</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Tout le problème devient donc d&rsquo;identifier les sources de la guerre pour les supprimer. C&rsquo;est en poursuivant cet objectif que Dante en viendra à proposer une conception très hiérarchisée de l&rsquo;ordre du monde. Il l&rsquo;énonce d&rsquo;abord en se plaçant sous l&rsquo;autorité d&rsquo;Aristote, selon lequel « lorsque différentes choses sont ordonnées à une seule et même fin, il convient que l&rsquo;une d&rsquo;entre elles règle ou gouverne, et que les autres soient réglées ou gouvernées » (p.444), renvoyant à Aristote, <i>Politique</i>, I, 5). Mais surtout, il procède en glanant dans les sagesses populaires et en procédant par « la raison inductive » en le démontrant d&rsquo;abord pour la famille, puis en étendant le raisonnement à des entités plus vastes. « Puisses-tu avoir un égal dans ta maison. » est une malédiction qu&rsquo;on adresse à quelqu&rsquo;un à qui on souhaite du mal, dit-il (p.444). Pour Dante, les conflits n&rsquo;éclatent qu&rsquo;entre égaux, quand il n&rsquo;existe aucune indication claire de qui commande et qui doit obéir. « Si nous considérons un village donné, dont la fin consiste à assurer un secours mutuel et efficace, tant pour ce qui est des hommes que des biens, il faut qu&rsquo;un seul donne des règles à la vie des autres » (p.445). Ce raisonnement s&rsquo;étendra ensuite aux cités, aux royaumes et à l&rsquo;ensemble du genre humain, dont le commandant sera alors le « Monarque » ou « l&rsquo;Empereur ». Il ne s&rsquo;agit pas pour lui de supprimer toute entité politique existante, mais d&rsquo;établir clairement les hiérarchies. Car si le conflit n&rsquo;existe qu&rsquo;entre égaux, il doit exister un juge, supérieur à ceux-ci, pour chaque litige:</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Ainsi entre deux princes, dont aucun n&rsquo;est soumis à l&rsquo;autre, il peut surgir un litige [&#8230;]. Et puisque l&rsquo;un ne saurait instruire la cause de l&rsquo;autre, aucun d&rsquo;entre eux n&rsquo;étant soumis à l&rsquo;autre [&#8230;], il est nécessaire qu&rsquo;il y en ait un troisième, à la juridiction plus étendue, qui ait autorité sur l&rsquo;un et l&rsquo;autre, grâce à son plus large pouvoir. Et celui-ci sera le Monarque, ou non. S&rsquo;il l&rsquo;est, notre démonstration est faite ; sinon, il se trouvera à son tour, en dehors des limites de sa juridiction, en face d&rsquo;un de ses égaux: d&rsquo;où la nécessité, une fois de plus, d&rsquo;une tierce personne. Et l&rsquo;on poursuivra à l&rsquo;infini, ce qui n&rsquo;est pas possible, ou bien il faudra en venir à un juge premier et suprême, dont le jugement résoudra, de façon médiate ou immédiate, tous les litiges: et ce sera le Monarque ou Empereur. La Monarchie est donc nécessaire au monde. (p.448)</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">S&rsquo;en suit alors que le problème de la justice des verdicts rendus par cette autorité suprême. Donc y consacre un chapitre, ce qui montre qu&rsquo;il avait besoin de convaincre ses contemporains sur ce point, mais les arguments qu&rsquo;il propose montre que pour lui le problème de la justice se résout pratiquement de lui-même d&rsquo;une manière similaire à celle dont se résout le problème de la paix. En effet, les jugements injustes sont rendus lorsque « l&rsquo;orientation de la volonté » n&rsquo;est pas exempte de « cupidité » et fait obstacle à la justice (p.449-450) et que « [l]a cupidité définitivement écartée, plus rien ne s&rsquo;oppose à la justice [&#8230;]. Or pour le Monarque rien n&rsquo;existe qui puisse être désiré: seul l&rsquo;Océan met une frontière à sa juridiction, alors que ce n&rsquo;est point le cas des autres princes » (p.450). S&rsquo;ensuit une description du Monarque comme parangon de justice et d&rsquo;amour (3).</p>
<p style="text-align: justify;">Reste alors le problème de la liberté, cher au cœur des Italiens de cette époque <span class="zp-InText-zp-ID--1779142-IFFU6JT3--wp211 zp-InText-Citation loading" rel="{ 'pages': '27-ss', 'items': '{1779142:IFFU6JT3}', 'format': '(%a%, %d%, %p%)', 'brackets': '', 'etal': '', 'separator': '', 'and': '' }"></span>. Puisqu&rsquo;il cherche à les convaincre, il ne tentera pas d&rsquo;esquiver l&rsquo;enjeu, ni de le banaliser: « cette liberté [&#8230;] est le plus grand don que Dieu ait accordé à la nature humaine [&#8230;] car c&rsquo;est par lui que nous sommes heureux ici-bas en tant qu&rsquo;hommes et que nous serons heureux là-haut comme des dieux. » (p.452). Mais comment est-on libre sous la gouverne d&rsquo;un Monarque? Pour répondre à la question, Dante a recours à la définition que donne Aristote de la liberté dans la <i>Métaphysique</i>: « est libre ce qui « est pour soi et non pour un autre » » (Métaphysique, I, 2. Dante p.452) par conséquent, dit Dante, « Ce n&rsquo;est que lorsqu&rsquo;il est soumis au Monarque que le genre humain existe pour lui et non pas pour autrui: alors seulement on redresse les formes faussées de gouvernement [&#8230;] qui réduisent en esclavage le genre humain [&#8230;] » (pp.452-453). Par ailleurs, parce qu&rsquo;il est dépourvu de cupidité, et n&rsquo;est donc que justice et amour, le Monarque voudra non seulement que ses sujets existent pour eux-mêmes, mais voudra rehausser leur vertu. À ce point du premier livre, l&rsquo;argumentaire de Dante cherchant à démontrer la nécessité de la Monarchie pour le bien du monde est conclue. Les quelques paragraphes qui demeurent raffinent le raisonnement, mais n&rsquo;ajoutent guère d&rsquo;éléments fondamentalement nouveaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais au terme du premier livre, l&rsquo;œuvre de propagande de Dante n&rsquo;est pas terminée. S&rsquo;il a « démontré » la nécessité d&rsquo;une Monarchie, il n&rsquo;a encore rien dit sur l&rsquo;identité de celui qui doit être Monarque. Cet enjeu sera résolu en deux temps, dans les second et troisième livres. J&rsquo;y reviendrai donc dans les prochains billets.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Notes</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a name="note1"></a>(1) C&rsquo;est du moins ce qu&rsquo;affirme Quentin Skinner, renvoyant à la discussion (que je n&rsquo;ai pas lue) faites par Marjorie Reeves dans « Marsiglio of Padua and Dante Alighieri », <i>Trends in Medieval Political Thought</i>, éd. Beryl Smalley, Oxford, 1965. Voir <span class="zp-InText-zp-ID--1779142-IFFU6JT3--wp211 zp-InText-Citation loading" rel="{ 'pages': '45', 'items': '{1779142:IFFU6JT3}', 'format': '(%a%, %d%, %p%)', 'brackets': '', 'etal': '', 'separator': '', 'and': '' }"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Toutefois, Dante avait au moins commencé la rédaction du <i>Paradis</i> lorsqu&rsquo;il a écrit <i>La Monarchie</i>, puisqu&rsquo;il mentionne  au moins une fois, dans ce traité, le dernier volet de la <i>Divine Comédie</i>. Or, si j&rsquo;en crois la chronologie publiée dans mon édition, le <i>Paradis</i> a été composé entre 1316 et 1321. Il faudrait donc conclure que la publication de <i>La Monarchie</i> est un peu plus tardive que ce qu&rsquo;affirme Skinner.</p>
<p style="text-align: justify;"><a name="note2"></a>(2) Plusieurs autres lettres de Dante éclairent que son engagement en faveur d&rsquo;Henri de Luxembourg est lié à sa condition d&rsquo;exilé et son désir de retour. Ainsi, le 17 avril 1311, lorsque l&rsquo;Empereur renonce à la conquête de la Toscane, Dante lui écrit sa déception et l&rsquo;exhorte à ne pas lâcher prise: « êtes-vous celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? » demande-t-il, empruntant la formule à Saint Luc. Il s&#8217;emploie alors à démontrer qu&rsquo;il n&rsquo;y aura jamais la paix en Italie tant que Florence ne sera pas soumise.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bibliographie</strong></p>
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