Identité et visibilité: typologie des réseaux sociaux

Ces derniers temps, on a vu un nouveau soubresaut de migrations vers des réseaux sociaux ouverts, principalement dû à la prise de pouvoir de Trump, le constat que Musk a fait de X une plate-forme de propagande d’extrême-droite et de voir les magnats de la tech, incluant Zuckerberg, faire l’éloge de Donald Trump. Ces événements on coïncidé avec le lancement de Bluesky, clone de Twitter, vers lequel on migré nombre d’usagers de X et, dans une certaine mesure, Facebook, bien que les plates-formes ne se correspondent pas. Il a également été encouragé par des initiatives visant à encourager un internet plus libre, tel que FreeOurFeeds, qui disent à raison qu’on ne peut plus laisser les milliardaires contrôler nos espaces numériques.

Mon but ici n’est pas de parler de Bluesky ou de Mastodon, ni des protocoles qui permettent de rendre ces plates-formes ouvertes et libres – par opposition aux mondes clos des plates-formes privatives comme X ou Facebook. Ni même de parler de FreeOurFeeds (mais allez les voir!). Il s’agit surtout pour moi d’apporter un outil utile à certaines discussion qui se tiennent en marge de ces migrations. On constate en effet l’insatisfaction commune des usagers de Facebook lorsqu’ils migrent vers des plate-formes comme Bluesky. J’ai déjà dit ailleurs que je ne suis pas un grand fan d’une approche de création de nouveaux réseaux sociaux en « clonant » les fonctionnalités de ceux qui existent. Par contre, je crois qu’on peut analyser de manière plus générale les réseaux pour étoffer l’offre intelligemment. Pour cela, une bonne typologie des réseaux sociaux peut être utile. Je souhaiterais présenter ici celle de Dominique Cardon, sociologue du numérique, qu’on trouve dans son livre Culture numérique, adaptation écrite d’un MOOC de Science Po. Je souhaiterais également faire connaître un peu ce chercheur, qui, je trouve, fournit souvent des outils conceptuels à la fois simples et féconds pour penser notre monde.

La typologique des réseaux sociaux de Dominique Cardon est esquissée aux pages 152 à 162 de son livre. Elle se construit au croisement de deux variables: la première variable dépend de l’identité des internautes. La seconde variable est construite sur le degré de visibilité des réseaux

L’identité est elle-même construite sur un plan à deux axes: le premier axe va d’une identité construite sur des traits identifiables – ce « qu’est » la personne – à une identité construite sur ce qu’elle « fait » (p.154-155). Le second axe va d’une identité « réelle », qui correspond à ce qu’on est pour ceux qui nous connaissent, à une identité « projetée », qui correspond à ce qu’on cherche à être aux yeux du public des réseaux. En résulte quatre quadrants où on classe l’identité (cf. plus bas). Chaque cadran représente un « idéal-type » et il faut se rappeler que les réseaux sociaux qui s’y situent admettent des déviations:

  • Le premier cadran, en haut (identité réelle) à gauche (être) est celui de l’identité civile, où l’usager revêt ce qu’on connaît de lui hors du monde virtuel, dans des formes vérifiables et mesurables: nom, sexe, âge, diplôme, statut matrimonial, photo relativement cadrée.
  • Le second cadran, en bas (identité projetée) à gauche (être), est celui de l’identité dite « narrative », centrée sur l’individu et ce qu’il est, mais dans des dimensions racontée: humeur, humour, anecdotes. La photo est moins cadrée, davantage située dans une action. Elle « raconte une histoire ».
  • Le troisième cadran, en haut (identité réelle) à droite (faire) est celui de « l’identité agissante ». On produit des choses , photos, textes ou vidéos, correspondant à une identité réelle ou quasi: ce que j’aime, ce que je fais, les causes dans lesquelles je m’implique.
  • Enfin, dans le quatrième et dernier cadran, , en bas (identité projetée) à droite (faire), on parle d’une « identité virtuelle ». On produit des choses, et notamment on se produit soi-même, sous la forme d’une identité qui peut être complètement alternative à notre identité civile, sous la forme d’un avatar.

C’est sur ces quatre quadrants que viennent se placer une typologie des réseaux sociaux. On pourrait dire que chacun des quatre types de réseaux est centré sur un type d’identité. En réalité, cette description est trop simplistes. Les types de réseaux sociaux correspondent plutôt à un diagramme de Venn avec des zones de chevauchements et il arrive souvent qu’un type déborde son « cadran naturel ». Je reproduis ici approximativement le diagramme avec Paint (pourquoi comme ça? parce que c’est rapide et parce que c’est drôle).

Il faut se rappeler que cette typologie est un outil de compréhension qu’il convient d’utiliser avec souplesse, pas un formulaire où il faut tout faire entrer dans les bonnes cases. Comme on l’a dit plus haut, les réseaux introduisent une variable supplémentaire, celle de la gestion de la visibilité.

  • Centrée sur l’identité civile, on trouve principalement la catégorie des réseaux en « paravent ». On y affiche une identité très réaliste, mais derrière une barrière que les autres usagers doivent franchir pour accéder à notre identité. « La rencontre est un processus de dévoilement dont a plateforme organise les étapes, invitant les internautes à négocier entre eux avant de consentir à révéler des traits plus narratifs de leur identité. » (p.157) L’exemple paradigmatique du réseau en paravent est le site de rencontre amoureuse. Comme le suggère cette citation, les sites en paravent, s’ils sont concentrés principalement sur l’identité civile, débordent plus ou moins légèrement sur l’identité narrative. Les réseaux en paravent, c’est « se cacher pour se voir ».
  • Dans l’identité narrative (principalement, chevauchant également les cadrans voisins) principalement l’identité civile et l’identité virtuelle, moins le cadran opposé de l’identité agissante, se trouvent les réseaux dits « en clair-obscur ». Du point de vue de Cardon, c’est la famille la plus importante – mais il conviendrait à mon avis de nuancer ce point. Typiquement, ces réseaux sont ceux où les utilisateurs exposent le plus leur vie personnelle. Mais puisque cela relève de l’intimité, ils ne souhaitent pas forcément que cela soit vu de tous, ou de l’ensemble de leur réseau. Les plates-formes offrent aux utilisateurs les moyens de régler la visibilité de ce qu’ils y affichent, des fonctionnalités que les utilisateurs et utilisatrices apprendront à utiliser à des degrés de compétence variables. Facebook est l’archétype de ce type de réseau. Toutefois, il faut noter (Cardon ne le fait pas) que Facebook, au fil du développement de ses fonctionnalités, s’est efforcé d’intégrer la plupart des modes d’usages. Si le tout est plaqué sur ce qui est, historiquement, un réseau en clair-obscur, Facebook ne peut, à mon avis, y être réduit. Les réseaux en clair-obscur, c’est « se montrer tout en se cachant ».
  • Dans l’identité agissante et débordant les cadrans voisins se trouvent l’autre grande famille de réseaux, les réseaux « phares » – peut-être, à mon avis, en voie de supplanter les réseaux en clair-obscur comme principale famille. Les phares sont des lieux où les usagers s’exposent à tous. Historiquement, le format apparaît avec MySpace, comme un hack de Friendster, une plate-forme en clair-obscur, pour en retirer les limitations de visibilité. Les utilisateurs se sont emparés de ces plates-formes comme des moyens de diffusion de leur production, ou de découverte; MySpace est ainsi devenu un haut lieu de découverte musicale, avant de sombrer dans l’oubli. Twitter et YouTube sont sans doute les plus notables réseaux phares. Alors que dans les réseaux en clair-obscur les utilisateurs se connectent entre eux principalement parce qu’ils se connaissent, dans les réseaux phares, ils se connectent entre eux principalement parce qu’ils partagent les mêmes intérêts. Les réseaux phare, c’est « tout montrer et tout voir ».
  • Enfin, dans l’identité virtuelle, on trouve les jeux multijoueurs (World of Warcraft par exemple) et les mondes virtuels (Second Life ou un éventuel métavers). Ces identités sont publiques, mais elles sont façonnées au point de souvent dissimuler l’identité réelle, les utilisateurs se faisant connaître à travers leurs avatars. Les mondes virtuels, c’est « se voir, mais caché ».

J’ai trouvé cette typologie intéressante, non pour nécessairement tout classifier, mais pour éclairer une variété d’usages des réseaux sociaux, les rapports utilisés entre eux et les utilisateurs et utilisatrices et certaines contraintes que cela engendre. La typologie peut soutenir une réflexion sur l’écosystème des plates-formes en termes de concurrence ou de complémentarité, ou en termes de rôles dans la sociabilité. Par exemple, on peut noter actuellement que, tandis que le réseau social le plus importants en nombre d’utilisateurs (Facebook) s’est construit à partir d’un noyau en clair-obscur pour ensuite étendre ses fonctionnalités au-delà, la plupart des alternatives libres de réseaux social semblent plutôt proposer des réseaux phares, qui servent à diffuser et comportent moins de fonctionnalités permettant de choisir ses publics.

C’est aussi un exemple d’une réflexion qui fournit des outils d’analyse assez durables. Même si le livre de Dominique Cardon est paru en 2019 et que le monde numérique a beaucoup évolué depuis, je crois que les axes et enjeux présentés conservent toute leur pertinence et peuvent toujours soutenir une réflexion valable sur l’espace numérique.

Concurrencer Facebook

Je disais il y a longtemps, dans mon premier billet, que je comptais sur ce blogue aborder des thèmes liés à mes intérêts d’historiens tout comme à mes intérêts citoyens. Bien sûr, ces deux domaines se recoupent, mais pas entièrement. Mais jusqu’ici, j’ai essentiellement traité de sujets historiques. Aujourd’hui une question dont j’ai eu l’occasion de débattre avec quelques amis au cours des années. Qu’on prenne donc ce texte pour ce qu’il est, c’est-à-dire d’abord un essai d’imagination où je partage quelques réflexions sur un enjeu qui me paraît important. Le déclencheur de ce billet est cependant la lecture de l’ouvrage de Sébastien Broca, Utopie du logiciel libre, ou plus exactement de la préface de 2018. Dans cette préface, l’auteur revient sur la manière dont se conçoit le mouvement du logiciel libre, c’est-à-dire comme utopie concrète et selon une logique interstitielle. Utopie concrète: c’est-à-dire un mouvement résultant en la construction d’organisations concrètes, pensées en rupture avec les logiques du monde d’aujourd’hui et fonction d’un monde à advenir. Une logique interstitielle: c’est-à-dire qu’il prétend produire des fissures dans le système actuel en montrant qu’il y existe des alternatives crédibles. Or, dans la préface, Broca indique que, s’il estime toujours que le logiciel libre répond aux caractéristiques d’une utopie concrète, il est plus circonspect quand à la logique interstitielle.

Il me semble en effet que cette stratégie ne suffit pas, et ce pour plusieurs raisons. D’une part, tous les projets alternatifs sont loin de connaître le succès de Linux ou de Wikipédia. Ainsi le réseau social libre Diaspora, qui souleva beaucoup d’enthousiasme au début des années 2010, n’a jamais réussi à concurrencer sérieusement Facebook. Ces espoirs déçus ont des causes profondes. La principale est le phénomène économique appelé « effet de réseau », qui a de puissantes conséquences monopolistiques dans le monde numérique. L’intérêt de s’inscrire sur un réseau social augmente en effet en fonction du nombre total d’utilisateurs du service. Il n’est guère avantageux d’être sur un réseau social que personne ne fréquente… Il s’ensuit que les positions dominantes, comme celle de Facebook, ne peuvent être remises en cause que si une majorité d’utilisateurs migrent simultanément (ou presque) vers un service concurrent. Cela a relativement peu de chances d’arriver[1].

À la suite de ce paragraphe sur l’effet de réseau, il aborde aussi en mentionnant plusieurs exemples le déséquilibre des forces en présence: les géants de l’industrie numérique peuvent compter sur des développeurs bien rémunérés et beaucoup plus nombreux que les développeurs des logiciels libres. Il note cependant que l’utopie du logiciel libre a des impacts, malgré sa situation marginale, notamment sur les représentations du public, ses attentes et donc le débat public. Il faut donc poursuivre l’utopie du Libre, mais sans illusions, et en gardant à l’esprit que nous sommes sans doute condamné à vivre longtemps à l’ombre d’une société dominée par les GAFA (Google, Amazon, Facebook, Apple… auxquels ont ajoute parfois le « M » de Microsoft). Aussi Broca insiste-t-il sur l’importance d’arracher à ces entreprises des compromis socialement viables, concernant par exemple la fiscalité et la protection des données.

C’est pourquoi il faut aussi savoir délaisser les utopies concrètes: réinvestir les luttes politiques et syndicales traditionnelles, ne pas désespérer totalement de l’État et préférer, parfois, imposer une réforme par le haut qu’ouvrir une brèche par le bas. Sur des sujets comme la lutte contre l’ « optimisation fiscale », la protection des données personnelles ou la défense du droit du travail, nous aurions bien besoin de politiques nationales et européennes qui soient à la hauteur des enjeux. »[2]

J’adhère tout à fait à ce propos. Cela étant, je m’étonne qu’il n’ait pas fait le pas suivant, celui qui permettrait non pas de superposer les deux stratégies, mais plutôt de les croiser. Mais on peut aussi faire quelques réflexions, que j’espère n’être pas trop naïves car je ne suis pas à jour sur les débats que les agents du logiciel libre ont entre eux, sur ce que peuvent faire les développeurs de plus.

Le principe de l’effet de réseau, dont il est question, est revenu à de nombreuses reprises dans mes discussions au cours des dernières années. La première fois, il s’agissait de Facebook et de Diaspora. Plus récemment, il s’agissait plutôt de Academia et de son alternative libre H-Commons. Dans les deux cas, les plates-formes libres ont échoué à concurrencer leur contrepartie monopolistique. Diaspora avait pourtant eu une idée formidable pour tenter de réduire le coût de la migration depuis Facebook : il y existe une fonction qui permet de publier sur Facebook depuis Diaspora. Le problème, c’est que la fonction inverse — voir ce qui se passe sur Facebook depuis Diaspora — n’existait pas. Or, la communication, c’est quelque chose qui doit exister dans les deux sens, sinon il n’y a pas d’intérêt, du moins pas dans une logique bibliofaciale. J’ignore si quelqu’un a tenté de développer cette fonction, si cela s’est avéré impraticable, ou si personne n’y a pensé (ce qui m’étonnerait un peu quand même). Mais l’existence de cette seconde fonction aurait permis à des individus de migrer tranquillement sans perdre le bénéfice de leur réseau, ce qui aurait facilité la migration d’un plus grand nombre de personnes, à terme. Cependant, ces outils dussent-ils se mettre en place, je serais étonné que Facebook ne perçoive pas la menace et ne prenne pas des dispositions pour enrayer le phénomène en bloquant d’une manière ou d’une autre l’une des fonctions. Ce moyen, pour fonctionner, devrait donc être appuyé par les législateurs, qui devraient prendre des dispositions pour protéger ce type de dispositifs. Ce n’est donc pas quelque chose que les développeurs peuvent faire seuls.

Ce qu’ils peuvent tenter seuls, c’est d’accroître leur capacité d’initiative. L’effet de réseau, c’est aussi ce qu’on appelle le « winner take all » ou qu’on devrait dans ce cas-ci appeler le « first take all ». Le réseau qui gagne n’est pas forcément le mieux conçu : c’est tout simplement le premier à offrir un service donné. Une fois qu’il a atteint un niveau critique et que des émules apparaissent pour tenter de l’imiter et de le concurrencer, il est déjà trop tard : il a gagné, les concurrents ont perdu d’avance. Rien ne sert donc aux développeurs de développer des « Facebook libre », des « Academia libre » ou des « LinkedIn libre » : ils perdent leur temps. Il faut changer de stratégie, cesser d’imiter et imaginer des concepts de réseaux sociaux qui n’existent pas encore et les créer les premiers. Alors seulement le libre aura une longueur d’avance. Pas facile, car cela suppose d’imaginer ce qui n’existe pas encore et pourrait attirer l’intérêt et l’activité d’un public. Mais pas infaisable, avec de l’imagination. Après seulement, en partant d’un réseau constitué, on pourrait intégrer de nouvelles fonctions qui seraient « Facebook-like ». Bien sûr, cette stratégie n’est pas sans failles, car Facebook toujours aux aguets des possibles concurrents, aime ajouter des idées et des fonctions similaires pour freiner leurs développements. Pourtant, même lorsqu’il agit ainsi, Facebook ne semble pas échapper à la règle générale du « first take all » : quand il s’aperçoit qu’un nouveau concept se taille une place, il tend à réagir avec un temps de retard. Il y a donc une lumière d’espoir de ce côté.

Mais le plus intéressant, c’est encore de croiser les stratégies du libre et les stratégies traditionnelles. Le problème posé par l’effet de réseau, comme celui posé par la disproportion des forces, peut être en partie pallié par l’appui d’institutions déjà existantes. Par exemple, dans la mesure où Diaspora fonctionne sur le principe de serveurs décentralisés, chaque serveur entretenant un petit réseau connecté aux autres réseaux, il n’est pas interdit de penser que des institutions solides pourraient entretenir quelques serveurs : cela pourrait être des municipalités, des coopératives d’une certaine taille comme Desjardins, des syndicats ou autres choses. Dans tous les cas, quelques garde-fous sont nécessaires, car les réseaux sociaux ne peuvent pas devenir la créature de gouvernements (fussent-ils municipaux). Il faudra donc, un peu à la manière dont un média public se distingue d’un média d’État par une autonomie de gestion et de décision, assurer que le serveur conserve son autonomie. Cela impliquerait dans plusieurs cas de redynamiser la démocratie de certaines institutions rongées par la faiblesse de la participation ou des pratiques de gestion délétères. Mais des mouvements pour relancer la démocratie de telles institutions existent. Des voisins de la blogosphère (voir mes liens) comme Jonathan Durand Folco (pour le municipalisme) et Gabriel Monette (pour les coopératives et tout particulièrement Desjardins) y réfléchissent activement. Une autre voie envisageable serait d’entretenir ce type de serveurs par des sociétés de média, comme les a imaginé Julia Cagé[3]. Cela étant, les sociétés de média ne peuvent pas exister encore : les dispositifs pour les rendre possibles doivent encore être mis en place par les législateurs. C’est pourquoi cette voie devrait être avant tout portée par un parti politique où on aura lu, compris et débattu les propositions de Julia Cagé, capable de les porter devant l’Assemblée nationale.

Comme on le voit, chacune des avenues envisagées dans ce dernier paragraphe implique de croiser des acteurs traditionnels, des mouvements sociaux et les stratégies du libre.  Je ne sais pas à quel point mes idées sont réalistes. Elles me paraissent suffisamment valables pour être proposées au débat. Et si elles ne le sont pas, il restera à chacun à faire aussi son exercice d’imagination pour trouver des voies possibles.

Notes

[1] Sébastien BROCA, Utopie du logiciel libre, Lyon, le passager clandestin, 2018, p. 11‑12.

[2] Ibid., p. 13.

[3] Julia CAGÉ, Sauver les médias: capitalisme, financement participatif et démocratie, Paris, Seuil : La République des Idées, coll. « La République des idées », 2015, 115 p.

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